Dans Sodome et Gomorrhe, le narrateur, témoin de scènes dont lui seul garde le secret, traque les signes de ce qu'il appelle l'inversion. Tout est inversion, âmes de femmes dans des corps d'hommes, âmes d'hommes dans des corps de femmes, inversion du désir, inversion des sexes, inversion de la souffrance et du plaisir.
En lisant Sodome et Gomorrhe, nous devenons nous-mêmes voyeurs, détectives, botanistes. Les phrases qui se déroulent luttent avec la question de l'inversion, pourfendent, défendent pour se repentir dans les « styles » de la fleur ouverte.
Lire Proust à voix haute, c'est ressentir un flux, différentes couches temporelles, historiques dans son corps, et les livrer dans l'instant, son actualité.